Intestin grêle

L’intestin grêle, c’est là où la nourriture prend une grande décision : rester ou partir !
« L’intestin grêle, c’est l’usine de tri sélectif de ton corps : ici c’est pas de la rigolade, on sépare les bons nutriments des déchets, et on ne tolère aucun erreur de tri ! Tout un programme… »

  1. Le grêle joue un rôle crucial dans la digestion car c’est là que les nutriments sont absorbés. Les enzymes pancréatiques et la bile provenant du foie et de la vésicule biliaire y sont déversés pour faciliter l’assimilation des nutriments dans l’organisme. Le grêle est également le lieu de synthèse de certaines vitamines, comme la vitamine K, produites par les bactéries intestinales. Le contenu du grêle est ensuite propulsé vers le côlon pour être éliminé sous forme de selles. Une altération de la paroi intestinale du grêle peut entraîner des troubles digestifs tels que la malabsorption des nutriments, la diarrhée ou encore la maladie de Crohn. Un régime alimentaire équilibré favorise le bon fonctionnement du grêle et une assimilation optimale des nutriments.

2. Les acides gras libres et le glycérol seront absorbés par l’intestin grêle et transportés vers le foie pour en faire des molécules utilisables par l’organisme.

Les acides aminés et petits polypeptides sont absorbés par l’intestin grêle et transportés vers le foie pour la synthèse de nouvelles protéines.

Les nucléotides sont dégradés en acides aminés, pentoses et phosphates, qui pourront être utilisés pour la création de nouvelles molécules telles que l’ADN et l’ARN.

Une fois toutes les molécules absorbées, les restes non digérés et les fibres alimentaires continuent leur chemin vers le côlon, où les bactéries intestinales vont les dégrader en acides gras et gaz, qui seront éliminés sous forme de matières fécales.

La digestion est un processus complexe et essentiel à notre survie. Une alimentation équilibrée et variée permettra une digestion optimale et une bonne absorption des nutriments nécessaires à notre corps.

Exact, les peptides sont décomposés en acides aminés grâce à l’action d’enzymes telles que la carboxypeptidase et l’aminopeptidase qui clivent les chaînes polypeptidiques en libérant des acides aminés. Les di- et tri-peptidases cleavent les peptides en di- ou tri-peptides, qui sont ensuite hydrolisés en acides aminés par les aminopeptidases.

Pour ce qui est des nucléotides, ils sont dégradés en leurs constituants de base grâce à l’action d’enzymes spécifiques telles que les nucléotidases et les phosphatases. Les nucléotidases hydrolysent les nucléotides en nucléosides qui sont ensuite dégradés en leurs constituants de base, tandis que les phosphatases hydrolysent les phosphates des nucléotides pour former de l’acide phosphorique.

Enfin, une fois que les nutriments ont été dégradés en leur forme la plus simple, ils peuvent être absorbés dans l’intestin grêle et utilisés par l’organisme pour réaliser différentes fonctions.

3. Les voies d’absorption sont au nombre de deux : la voie sanguine et la voie lymphatique : • La voie sanguine absorbe les oses, les AA, les acides gras à chaines courte, les vitamines hydrosolubles, le glycérol, l’eau et les sels minéraux. • La voie lymphatique prend en charge tous les autres acides gras et les vitamines liposolubles (ADEK). 

4. Le transport des nutriments au travers de la membrane peut se faire selon deux modes : • Dans le sens du gradient de concentration • Dans le sens opposé au gradient de concentration Selon le gradient de concentration signifie que l’on va du plus concentré vers le moins concentré. Il ne nécessite pas d’énergie. Contre le gradient de concentration signifie que l’on va du moins concentré vers le plus concentré et il nécessite de l’énergie.  

À retenir…

Exact, la diffusion passive se fait en suivant le gradient de concentration, c’est-à-dire du milieu le plus concentré vers le milieu le moins concentré, et elle ne nécessite pas d’énergie. Cette diffusion peut se faire directement à travers la membrane plasmique pour les petites molécules hydrophobes, ou via des canaux pour les molécules hydrophiles.

La diffusion facilitée utilise également des canaux ou des protéines de transport, mais elle est spécifique à certains solutés et nécessite des transporteurs membranaires. Elle se fait toujours dans le sens du gradient de concentration et sans consommation d’énergie.

Enfin, le transport actif est un processus qui nécessite de l’énergie pour transporter une molécule contre le gradient de concentration, de sorte que le soluté se déplace du milieu le moins concentré vers le milieu le plus concentré. Ce transport se fait grâce à des protéines de transport qui utilisent l’énergie fournie par l’hydrolyse de l’ATP pour fonctionner.

Absorption

Le glucose et le galactose entrent dans l’entérocyte via un transport actif, le fructose par diffusion facilitée.  Les lipides entrent dans l’entérocyte par diffusion simple. Ils sont retransformés en chylomicrons avant d’être absorbés via les vaisseaux chylifères. Les acides aminés entrent dans l’entérocyte par transport actif puis diffuse dans la circulation sanguine. Les acides nucléiques sont absorbés par transport actif. Les vitamines sont absorbées par diffusion simple sauf pour la vitamine B12 qui nécessite un transport actif. L’eau est réabsorbée tout au long de l’intestin grêle et du colon de façon passive. 

Le chyme acide passe ensuite dans la partie supérieure de l’intestin grêle, appelée le duodénum, où il est neutralisé par la bile et le suc pancréatique. 

La bile, produite par le foie et stockée dans la vésicule biliaire, émulsionne les lipides présents dans le chyme, ce qui permet aux lipases pancréatiques de les digérer plus facilement. Le suc pancréatique contient des enzymes qui digèrent les protéines, les glucides et les lipides. 

La digestion se poursuit ensuite dans les deux autres parties de l’intestin grêle, le jéjunum et l’iléon. Les nutriments sont absorbés à travers les parois de l’intestin grêle et transportés vers le foie via la veine porte. 

Le foie traite les nutriments, stocke certains d’entre eux sous forme de glycogène et produit également de la bile.

Les nutriments non digérés ou non absorbés passent dans le gros intestin, où l’eau est réabsorbée et où les bactéries du microbiote intestinal dégradent les fibres restantes. Les matières fécales sont finalement évacuées par l’anus lors de la défécation. 

En résumé, la digestion des nutriments commence dans la bouche et se poursuit dans l’estomac et l’intestin grêle, où les nutriments sont absorbés. Les lipides sont émulsionnés par la bile et digérés par les lipases pancréatiques, tandis que les protéines et les glucides sont digérés par les enzymes du suc pancréatique. Le gros intestin réabsorbe l’eau et traite les matières non digérées avant leur évacuation par l’anus.

La digestion intestinale se déroule en trois grandes étapes :

1. Alcalinisation du chyme : comme mentionné précédemment, le chyme acide provenant de l’estomac est neutralisé par les sécrétions du foie, de la vésicule biliaire et du pancréas. L’alcalinisation permet de créer un environnement favorable à la poursuite de la digestion.

2. Poursuite de la digestion des protéines et des glucides, digestion des lipides et des bases nucléiques : les enzymes sécrétées par le pancréas (dont l’amylase, la lipase et les protéases) continuent de dégrader les protéines, les glucides et les lipides. De plus, les nucléases dégradent l’ADN et l’ARN présents dans le chyme.

3. Début de l’absorption : les nutriments (glucides, protéines, lipides, vitamines, minéraux) sont absorbés à travers la paroi de l’intestin grêle et transportés vers les cellules de l’organisme par la circulation sanguine. La bile produite par le foie et stockée dans la vésicule biliaire favorise également l’absorption des lipides.

Cette dernière étape se poursuit dans le gros intestin où l’eau est réabsorbée et où les bactéries du microbiote digèrent les fibres restantes.

L‘alcalinisation du chyme dans le duodénum s’effectue grâce aux bicarbonates présents dans le mucus duodénal sécrété par les glandes de Brunner, la bile produite par le foie et stockée dans la vésicule biliaire, ainsi que le suc pancréatique sécrété par le pancréas. Les bicarbonates (HCO3-) neutralisent l’acidité du chyme provenant de l’estomac, créant ainsi un pH optimal pour la poursuite de la digestion. À noter que les bicarbonates sont produits par les cellules du pancréas et sont sécrétés dans le canal pancréatique, où ils se mélangent avec le contenu intestinal.

Tout à fait, la trypsine, la chymotrypsine et la carboxypeptidase sont toutes des enzymes produites sous forme inactive (précurseurs) par le pancréas. Leur activation s’effectue dans le duodénum : le trypsinogène est activé par l’entéropeptidase, une enzyme produite par les cellules de la muqueuse intestinale, pour former la trypsine. La trypsine pourra ensuite activer les autres enzymes pancréatiques, c’est-à-dire la chymotrypsine et la procarboxypeptidase.

Ces enzymes vont alors dégrader les protéines en peptides plus petits et en acides aminés. Les peptides ainsi formés sont ensuite hydrolysés en acides aminés par des peptidases intestinales. Les acides aminés sont ensuite absorbés dans la paroi de l’intestin grêle pour être transportés dans le sang et utilisés par l’organisme pour la synthèse de nouvelles protéines.

Le pancréas sécrète l’amylase pancréatique qui est une enzyme capable de dégrader l’amidon en maltose. Cette enzyme est produite sous forme inactive (précurseur) dans le pancréas et est activée une fois en contact avec le duodénum, grâce à l’action de la bile et des bicarbonates contenus dans le suc pancréatique.

L’amylase pancréatique est en effet plus efficace que l’amylase salivaire, car elle est sécrétée en plus grande quantité et elle agit dans un environnement plus alcalin (pH optimal de l’amylase pancréatique est entre 7,0 et 8,0, contre un pH optimal de l’amylase salivaire entre 6,7 et 7,0).

En plus de l’amylase pancréatique, l’intestin grêle est également doté d’enzymes digestives capables de dégrader les disaccharides (maltase, lactase, saccharase), ce qui permet la dégradation de tous les glucides en sucres simples (glucose, fructose, galactose) ne se fait que dans l’intestin  et peuvent ainsi être absorbés dans l’intestin grêle et transporter dans la circulation sanguine pour être utilisés comme source d’énergie.

Dans le système digestif, le glucose est utilisé comme source d’énergie pour les cellules intestinales et pour les bactéries bénéfiques qui habitent dans l’intestin.

Cependant, l’excès de sucre dans l’alimentation peut causer des problèmes, car il peut perturber l’équilibre de la flore intestinale ( microbiote) et contribuer à des problèmes de santé tels que le syndrome du côlon irritable, la constipation, la diarrhée et les maladies inflammatoires de l’intestin.

En outre, un excès de sucre peut favoriser la croissance de bactéries pathogènes et la prolifération de levures dans l’intestin, ce qui peut causer des infections et des troubles digestifs. Les bactéries pathogènes utilisent le sucre pour leur propre croissance, ce qui peut perturber l’équilibre de la flore intestinale et affaiblir le système immunitaire.

Il est important de réguler l’apport de sucre dans l’alimentation pour éviter ces problèmes. Les aliments riches en fibres telles que les légumes, les fruits, les céréales complètes et les légumineuses sont des sources saines de glucides qui peuvent aider à nourrir la flore intestinale bénéfique et favoriser une digestion saine.

En revanche, les aliments transformés sucrés tels que les biscuits, les gâteaux, les bonbons et les boissons gazeuses doivent être évités autant que possible pour préserver la santé intestinale.